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VIC VOGEL    529jazz@videotron.ca 
Dossier de Presse de Vic Vogel 
Vidéos de Vic Vogel

Né en 1935 de parents hongrois, Victor Stefan Vogel est aujourd'hui un musicien canadien émérite. Issu du légendaire quartier du Plateau Mont-Royal, Vic Vogel adore raconter souvenirs et anecdotes de jeunesse qui s'y rattachent. C'est d'ailleurs ce même quartier qui vit naître un grand nombre d'artistes de renom de la même génération comme Maynard Ferguson, le romancier Mordecai Richler, Leonard Cohen, le compositeur André Mathieu et le peintre Jean Paul Riopelle (qui paya les frais funéraires de Bud Powell à Paris. Quant à Vic, il interpréta la pièce «Buttercup» aux funérailles de Riopelle à Montréal.) À cette époque, un autre jazzman montréalais tout aussi innovateur, Oscar Peterson, était déjà en train de devenir un grand maître du clavier.

Pour sa part, Vic découvre le piano à l'âge de 5 ans lorsque ses parents font l'acquisition d'un piano droit destiné à son frère aîné. Aussitôt fasciné par la musique, le piano et la musique populaire se changent vite en obsession pour le jeune Vic. En l'observant diriger un orchestre imaginaire pendant les émissions de jazz à la radio de Radio-Canada au début des années quarante, ses parents ne se doutaient pas du succès qui l'attendait. Un jour, le rêve devint réalité pour Vic Vogel qui fut invité comme soliste sur les ondes de la même chaîne. Et on ne compte plus les émissions de radio et de télé où il a travaillé en tant qu'arrangeur et chef d'orchestre au cours de sa carrière.

Les années cinquante représentent l'âge d'or du divertissement musical à Montréal, où foisonnent les clubs de nuit où on présente des revues burlesques et des orchestres de toute sorte : un contexte idéal pour un pianiste/tromboniste de 16 ans voulant faire carrière.

 

Vic se taille rapidement une place de choix dans la région de Montréal, ce qui lui permet de gagner assez d'argent pour acheter le piano à queue Steinway en montre dans la vitrine des frères Layton, et sur lequel il jouait, sur la rue Ste-Catherine. C'est le propriétaire de Spartan Radios, Bill Layton, qui avança 1800 $ pour le piano au nom de Vic, qui ne mit qu'un an à le rembourser, à 2 % d'intérêt.

Bien que le jazz et la musique populaire soient alors devenus une seconde nature pour Vic Vogel, il décide de recourir aux enseignements d'un ancien professeur d'Oscar Peterson, Paul de Marky. De santé fragile, ce dernier lui recommande un collègue, Michel Hirvy. Les conseils de Michel Hirvy permettent à Vic de s'épanouir encore davantage comme compositeur et arrangeur. Mais, comme il le déclare lui-même, Vic dispose de moyens un peu moins orthodoxes pour parfaire son éducation musicale. Par exemple, le jour où Stan Kenton le surprit à scruter les partitions de ses musiciens pendant la pause lors d'une répétition : un véritable crime à l'époque ! Mais M. Kenton préféra s'amuser du zèle du jeune Vic plutôt que s'en offusquer.

Une autre leçon aux conséquences plus sérieuses se produisit lorsque Vic Vogel visita le grand pianiste de jazz Lennie Tristano à sa résidence de New York. « Il me demanda de lui jouer quelque chose, se rappelle Vic, et je choisis d'interpréter A Ghost of a Chance. Puis il me colla un sac de poudre blanche au visage et m'ordonna de rejouer la pièce. J'ai été malade comme un chien et Lennie me dit “ que cela te serve de leçon ” . Inutile de dire que je n'ai jamais touché à cette substance par la suite. »

(suite)





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